Les Açores avec Allibert Trekking : 7 jours entre Pico, São Jorge et Faial
Les Açores sont un archipel portugais composé de neuf îles situées au milieu de l’océan Atlantique, à environ 1 500 km des côtes portugaises et 2 500 km de l’Amérique du Nord.
Il s’agit d’une région autonome de la République du Portugal, dont la capitale économique est Ponta Delgada, située au centre de l’île de São Miguel, que nous avions visitée en mai 2022 par nos propres moyens.
Cette fois-ci, nous sommes partis 7 jours à la découverte de trois autres îles : Pico, São Jorge et Faial.
Pour ceux qui souhaiteraient également visiter São Miguel, Allibert Trekking propose un séjour de 10 jours permettant de découvrir les quatre îles.
Sommaire
Pourquoi avons-nous choisi Allibert Trekking ?
Tout d’abord, parce que moi, Caroline, j’avais déjà réalisé un trek autour du Mont Blanc (TMB) avec eux, une expérience que j’avais beaucoup appréciée, notamment grâce à l’organisation irréprochable. Le fait de n’avoir rien à gérer m’avait réellement soulagée, surtout pour les réservations d’hébergements, qui s’étaient avérées être un vrai casse-tête (malgré plusieurs tentatives de ma part).
Ce que nous aimons aussi, c’est la possibilité de partir d’un programme « standard » et de pouvoir l’adapter selon nos envies. Notre conseillère a su ajuster l’itinéraire en fonction de notre arrivée prévue sur Pico (au lieu de Faial, comme initialement prévu). Résultat : nous avons fait le parcours dans le sens inverse, sans que cela pose le moindre souci.
Quelle condition physique faut-il pour faire ce voyage aux Açores ?
Pour chaque trek ou activité proposé par Allibert Trekking, un niveau de difficulté est indiqué, sur une échelle de 1 à 8 — 1 correspondant à un niveau débutant, et 8 à un niveau expert.
Ce voyage est classé entre les niveaux 2 et 3, ce qui correspond à un niveau modéré. Il est donc accessible à toute personne en bonne forme physique, même sans grande expérience de la randonnée. Il faut simplement être capable de marcher en moyenne 5 heures par jour, avec environ 800 mètres de dénivelé positif et jusqu’à 15 kilomètres parcourus.
Le transfert des bagages est prévu, ce qui permet de randonner avec un sac à dos léger et d’être plus à l’aise au quotidien.
La partie la plus exigeante reste l’ascension du volcan Pico, le point culminant des Açores… et même du Portugal ! Cela dit, cette ascension est facultative : Allibert Trekking propose une randonnée alternative, plus accessible, pour ceux qui préfèrent une option moins intense.
Voyager aux Açores en groupe ou en liberté ?
Allibert Trekking propose les deux formules.
Si vous êtes autonome, que vous savez suivre un itinéraire de randonnée sans guide et que vous souhaitez plus de flexibilité, la formule liberté est faite pour vous.
En revanche, si vous préférez être accompagné d’un guide pour toutes les randonnées, bénéficier de ses connaissances et partager l’expérience avec un petit groupe, alors optez pour la formule accompagnée.
Avant le départ !
Comme je vous le disais, vous n’avez plus qu’à préparer votre sac et veiller à garder une bonne condition physique. Pour le reste, Allibert Trekking s’occupe de tout !
Nous avons reçu, par mail et par courrier, tous les documents nécessaires pour réaliser ce circuit semi-itinérant : notre roadbook au format papier, les documents de voyage, les horaires des différents transports, etc.
Il existe également l’application ROADBOOK d’Allibert Trekking, à télécharger avant le départ. On y retrouve toutes les informations pratiques, jour par jour, ainsi que la carte de l’itinéraire qui vous suit en temps réel, impossible de vous tromper !
Petit plus : l’application fournit aussi des infos intéressantes tout au long du parcours, sur les points de vue, la flore locale, les monuments, etc. Et bonne nouvelle : elle fonctionne même sans réseau.
Notre expérience aux Açores avec Allibert Trekking
Jour 1 – Arrivée à Pico
Nous sommes arrivés sur l’île de Pico en fin de journée, assez fatigués après un long voyage commencé très tôt le matin. Le taxi nous a déposés à Lajes do Pico, à une trentaine de minutes de l’aéroport. Nous avons découvert un petit village tranquille, posé au bord de l’océan, avec une ambiance paisible qui nous a tout de suite plu. Loin de l’agitation (toute relative) de Madalena, la plus grande ville de l’île, c’était un endroit parfait pour poser nos valises pendant deux jours. Calme, jolie vue, bonnes adresses… et l’océan partout autour.
Comme nous savions que nous resterions deux jours de plus sur l’île et que la journée suivante s’annonçait bien remplie, avec notamment l’ascension du volcan Pico au lever du soleil, nous avons décidé de nous coucher tôt.
Mais avant cela, impossible de résister à l’envie de tester l’adresse sushi recommandée par Allibert Trekking. À seulement 5 minutes à pied de notre hôtel, à Lajes do Pico, nous avons dîné au restaurant Mar Sushi Aqua. Les sushis y sont préparés à la commande, avec le poisson pêché le jour même.
Personnellement, je ne suis pas fan de sushis… mais j’ai quand même voulu tenter. Verdict : je n’aime toujours pas les sushis !
En revanche, Xavier s’est régalé et vous recommande chaudement cette adresse, avec sa vue imprenable sur l’océan et le volcan Pico en toile de fond. Un vrai bon moment avant une nuit de repos bien méritée.
Jour 2 – Ascension du volcan Pico et découverte de l’est de l’île
L’ascension du volcan Pico : une expérience inoubliable
Pour réaliser l’ascension du Pico au lever du soleil, nous nous étions levés à 00h50. Notre chauffeur, David, était venu nous chercher à l’hôtel pour nous emmener jusqu’au point de départ : la Maison de la Montagne. Sur place, nous avions rencontré Marco, notre guide, qui allait nous accompagner dans l’ascension du volcan Pico, en pleine nuit.
Contre toute attente, la montée avait été physiquement plus facile que ce que nous avions imaginé : 8 km aller-retour pour environ 1 060 m de dénivelé positif.
Ce qui avait été le plus dur, c’était surtout la fatigue accumulée : le voyage de la veille et une nuit bien trop courte. Mais une fois au sommet, tout cela s’était envolé.
Nous étions partis à 2h20, à un rythme très tranquille, bien plus lent que notre rythme habituel, ce qui nous avait permis de monter sans trop puiser dans nos forces. De toute façon, nous avions largement le temps, donc il n’y avait aucune raison de nous presser.
Le froid s’était fait sentir dès les premières pentes, accentué par le vent, et plus nous montions, plus l’air devenait glacial. Conseil : prenez bien des vêtements chauds avec vous (doudounes, gants, bonnet, et éventuellement un t-shirt de rechange) et une veste coupe vent.
Nous étions arrivés au sommet vers 5h50, juste à temps pour profiter du lever de soleil prévu à 6h30. Les premières lueurs avaient lentement dévoilé un paysage spectaculaire.
Quelques fumerolles s’échappaient du sol, et nous avions pu nous y réchauffer en attendant que le soleil se lève.
Le spectacle avait été à la hauteur de nos espérances : des couleurs incroyables, une vue à 360° sur les îles de São Jorge et Faial, et un panorama volcanique qui s’étendait jusqu’au pied du Pico.
C’était un moment suspendu, un souvenir que nous garderons pour toujours.
Nous avions quitté le sommet vers 7h, heureux de découvrir, cette fois à la lumière du jour, le sentier que nous avions gravi dans l’obscurité.
De retour à la Maison de la Montagne vers 9h30, un petit brevet d’ascension en main, nous avions remercié Marco avec un selfie souvenir, avant de regagner notre hôtel pour terminer notre nuit.
L’après-midi sur Pico : entre villages et mer
Après une sieste bien méritée, nous avions retrouvé David, notre taxi, vers 14h30 pour partir à la découverte de l’Est de l’île. En voiture, nous avions traversé plusieurs villages pittoresques et fait halte à différents points de vue.
Parmi nos lieux préférés : le phare de Ponta da Ilha et un impressionnant pont de lave face à l’océan.
Épuisés mais comblés par cette journée, nous avions choisi de dîner au restaurant de l’hôtel. Une excellente alternative pour ceux qui n’ont plus l’envie de ressortir en soirée.
Jour 3 – Sortie cétacés et randonnée Caminho dos Burros
Nous avions commencé la matinée par une sortie « whale watching » avec l’équipe de Espaço Talassa.
Un briefing de 30 minutes nous avait permis d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de la chasse à la baleine aux Açores, les différentes espèces de mammifères marins que nous pouvions observer, et bien d’autres informations passionnantes.
Nous avions découvert, par exemple, que près d’un quart des 90 espèces de cétacés passent par les Açores, et que les cachalots avaient été chassés pendant 120 ans, principalement pour l’huile contenue dans leur tête. Cette chasse avait pris fin en 1987, notamment grâce à Serge, le fondateur d’Espaço Talassa.
Après ce moment instructif, nous étions partis en zodiac pour une sortie de 3 heures en mer.
Durant cette excursion, nous avions eu la chance d’observer deux espèces de dauphins, les dauphins tachetés et les dauphins de Risso ainsi que plusieurs cachalots.
Le moment le plus magique avait été lorsque les dauphins tachetés étaient venus jouer et nager tout près du zodiac.
C’était un vrai défi pour moi de réussir à les photographier tant ils allaient vite… mais nous avions tout de même réussi à capturer quelques vidéos incroyables !
L’après-midi sur les sentiers de Pico
L’après-midi, nous étions partis pour une petite randonnée de 9 km, avec 140 m de D+ et 870 m de D-, sur le Caminho dos Burros, littéralement « le chemin des ânes ».
Grâce à un transfert en taxi, nous avions pu commencer au point A et finir au point B, ce qui nous avait permis de faire une traversée intégrale du haut de l’île jusqu’à l’océan.
Le départ s’était fait depuis les hauteurs, avec une vue spectaculaire sur le volcan Pico, entouré d’autres cratères tout aussi impressionnants.
La descente nous avait ensuite menés à travers une végétation typique des Açores : des bruyères emblématiques puis une forêt de pittospores ondulés, jusqu’à Baía de Canas, une petite baie bordée de maisons de vacances colorées et d’une belle plage de sable noir.
Sur le chemin du retour en taxi, nous nous étions brièvement arrêtés à l’ancienne fabrique de transformation de baleines, devenue aujourd’hui un musée qu’on nous avait recommandé de visiter, mais malheureusement fermée ce jour-là.
Puis, nous avions fait une halte dans les célèbres vignes de Pico, installées sur un sol volcanique. Les rangées de vignes, protégées du vent et du sel par des murets en pierres volcaniques et son moulin à vent donnaient un charme fou au paysage. Ce vignoble unique est à l’origine du fameux vin volcanique de l’île, reconnu à l’international.
Une adresse gourmande à ne pas manquer !
Le soir, sur les conseils de notre roadbook Allibert Trekking, nous avions testé le restaurant Ritinha.
Nous y avions dégusté un poisson grillé, pêché du jour. Un vrai régal.
C’était tellement bon que j’en avais repris une deuxième assiette !
Jour 4 – Départ pour São Jorge et traversé des crêtes centrales de São Jorge
À 9h, nous avions pris le ferry depuis São Roque do Pico en direction de São Jorge, un trajet d’environ 45 minutes pour traverser et rejoindre cette nouvelle île.
Une fois installés dans notre logement, le Quinta do Canavial, nous avons pris un peu de temps pour profiter du cadre. L’hébergement est situé en hauteur, à environ 15 minutes à pied du centre de Velas, avec une vue magnifique sur l’océan. Le cadre est paisible, entouré de verdure, et il y a même une petite piscine bien agréable pour faire trempette en fin de journée.
Un peu plus tard, nous avons pris un taxi pour rejoindre le départ de la randonnée du jour. L’itinéraire faisait environ 19 km et devait nous faire traverser la crête sommitale de l’île, avant de redescendre progressivement vers l’océan. Une belle traversée qui promettait de superbes paysages.
Malheureusement, la météo en avait décidé autrement. Le brouillard était si dense que nous avions préféré annuler la randonnée et retourner à l’hôtel.
Personnellement, je ne prends aucun plaisir à marcher dans le brouillard et la bruine, d’autant plus que ce n’est pas très prudent. Heureusement, au pied de l’île, la brume se dissipait et nous avions pu profiter d’une promenade dans Velas.
Nous avions particulièrement aimé deux endroits magnifiques :
- Le point de vue sur les falaises du Morro Grando et la baie de Morro de Lemos
- Le pont de lave, avec une vue sur le volcan Pico, visible si la chance est au rendez-vous.
Ce jour-là, nous n’avions pas réussi à voir le volcan, mais en soirée, la vue s’était dégagée et nous avions pu admirer le Pico depuis São Jorge. Un spectacle vraiment magnifique.
Pour le dîner, nous étions allés au restaurant Velense, recommandé dans notre roadbook.
Malheureusement, on ne le conseillera pas. Peut-être aurais-je dû choisir le poisson du jour… mais en optant pour un cabillaud grillé, je me suis retrouvée avec un poisson probablement surgelé, à la texture caoutchouteuse. Décevant.
Il faut dire qu’il n’y a pas énormément de restaurants sur l’île. Pour notre deuxième dîner, nous nous sommes donc rabattus sur le restaurant chinois du coin. Pas très local comme repas, certes, mais honnêtement, on n’a pas regretté. C’était simple, rapide, bon… et ça changeait un peu !
Jour 5 – De Serra do Topo à la fajã dos Cubres
Pour notre cinquième jour, une petite randonnée était au programme : 9,2 km, avec 250 m de dénivelé positif et 850 m de dénivelé négatif.
Pour éviter la pluie annoncée le matin et profiter d’une météo plus clémente, nous avions choisi de partir en début d’après-midi. Mais la météo est restée capricieuse toute la journée, alternant entre nuages bas et averses.
Au départ de la rando, nous étions plongés dans le brouillard et la bruine. J’imagine que nous aurions pu apercevoir le volcan Pico si le temps avait été plus dégagé…
Le sentier descendait rapidement de l’autre côté de l’île, et au bout d’un kilomètre, la vue commençait déjà à s’ouvrir. Nous étions passés sous les nuages, et un magnifique panorama sur l’océan et les falaises verdoyantes s’est offert à nous.
Juste avant d’arriver au village de Fajã da Caldeira de Santo Cristo, nous avions longé l’océan. Dommage, la pluie nous avait rattrapés sur ce tronçon, qui offrait pourtant une vue splendide.
Le seul vrai dénivelé positif de la rando se trouvait entre ce village et celui de Fajã dos Cubres, point final de notre itinéraire.
Le sentier suivait l’océan, sur un chemin de terre carrossable, tranquille. Et finalement, le ciel s’est dégagé, laissant passer un peu de soleil, parfait pour clôturer la journée en beauté.
Le taxi nous attendait à l’arrivée pour nous ramener à l’hôtel. Sur le chemin du retour, il s’est arrêté à deux superbes points de vue, nous permettant d’admirer une dernière fois ce côté sauvage et escarpé de l’île avant de le quitter.
Jour 6 – Départ pour l’île de Faial et visite contée
À 7h15, nous étions à bord du ferry en direction de Faial, avec un arrêt sur l’île de Pico. Heureux d’être levés tôt, nous avions pu assister au lever du soleil sur le volcan Pico, baigné de magnifiques couleurs rosées.
Nous étions arrivés à Faial vers 9h45, puis avions rejoint notre hôtel.
Nous devions retrouver Bérengère à 14h pour une balade contée dans Horta. Comme nous disposions d’un peu de temps libre, nous avions fait une petite randonnée à la Caldeira do Inferno, depuis Monte da Guia, conseillée par Allibert Trekking dans notre roadbook.
Initialement prévue sur 4,8 km avec 150 m de dénivelé positif et négatif depuis le centre d’Horta, nous avions écourté la randonnée en ne montant pas sur le Monte Queimado et en empruntant la route.
En montant vers le Monte Guia, nous avions profité d’une belle vue sur Horta et sa baie. Arrivés au sommet, la vue sur la Caldeira do Inferno était imprenable. Le retour s’était fait par une petite plage où il était possible de se baigner.
Nous avions testé le restaurant Genuini, recommandé par Allibert Trekking et quelques blogs de voyage, mais nous n’avions pas été très satisfaits. Xavier avait choisi le thon, qui était plutôt bon, tandis que j’avais pris un banal fish and chips qui s’est avéré être le pire que je n’ai jamais mangé… Comment est-il possible de rater un fish and chips ?
À 14h, nous avions rejoint Bérengère pour une visite contée à travers la ville d’Horta.
Originaire de Belgique et installée sur l’île de Faial depuis sept ans, elle parlait français, ce qui nous a permis de bien tout comprendre.
Nous ne sommes pas de grands fans de visites guidées ou contées, en général… mais là, nous avons été agréablement surpris.
Bérengère est dynamique, passionnée, et ses récits sont pleins de vie. Son approche est à la fois originale et accessible, et son histoire sur Horta est aussi inattendue qu’intéressante.
Nous n’avons pas vu passer les deux heures qui, en réalité, ont duré près de 2h30, tant on était captivés. Une très belle découverte, qu’on recommande à ceux qui veulent découvrir Horta autrement.
La balade avait commencé près d’une petite église, où nous nous étions arrêtés peu après pour la première histoire, datant du XVe siècle.
Bérengère nous avait raconté comment l’île de Faial, au cœur de l’archipel, avait été découverte, comment un navigateur flamand avait installé un premier camp, ainsi que leurs péripéties.
Nous avions ensuite continué notre chemin dans les rues pavées, chaque arrêt ponctué d’une histoire d’époque différente. Entre les récits historiques, elle nous avait aussi livré des anecdotes sur la ville actuelle.
L’histoire de l’île, relativement courte (depuis le XVe siècle), était très riche. Faial avait notamment été marqué par des attaques de corsaires et de pirates, l’apparition de cultures de blé et d’agrumes rapidement décimées par des maladies.
La ville d’Horta était ensuite devenue un port de commerce international grâce à sa position géographique stratégique entre l’Europe et les États-Unis.
Elle était également devenue un relais important pour les télégraphes à la fin du XIXe siècle, permettant la liaison à travers l’Atlantique.
En 1957, l’éruption du volcan Capelinhos avait marqué la fin de cette ère, provoquant une crise et poussant la moitié de la population de l’île à émigrer vers les États-Unis.
Aujourd’hui, le tourisme et l’agriculture restent les principales ressources économiques de l’archipel.
Pour découvrir en détail toutes ces histoires passionnantes, je vous recommande vivement de réserver une balade contée avec Bérengère !
À la fin de cette balade, elle nous a conseillé une bonne adresse pour les amateurs de crème glacée. Sans hésiter, nous nous y sommes rendu immédiatement !
Bonne adresse :
Sur les conseils de notre taxi à notre arrivée sur l’île, nous étions allés au restaurant Atlético pour le diner.
Réputé auprès des locaux comme des touristes, il vaut mieux arriver à l’ouverture ou réserver, car le restaurant se remplit vite.
Les spécialités : poissons du jour et viande de bœuf élevée sur l’île.
Jour 7 – Caldeira de Horta et randonnée des 10 volcans
Pour notre dernier jour aux Açores sur l’île de Faial, nous étions supposés faire la randonnée des 10 volcans. Cette randonnée commence à la Caldeira, au centre de l’île, et mène jusqu’à Capelinhos après environ 20 km de marche. Elle peut être scindée en deux parties, réalisables séparément : soit 14 km, soit 7 km.
Nous avions prévu de faire la première partie de 14 km depuis la Caldeira, puis de prendre un transfert à Capelo pour rejoindre Capelinhos, où se trouve le dernier volcan entré en éruption entre 1957 et 1958. Là-bas, il est possible de visiter le musée des volcans qui présente les différents volcans du monde, ainsi que ceux des Açores, et bien sûr cette éruption particulière sur Faial.
Malheureusement, la météo en a encore décidé autrement. Voyant que le haut de l’île était une nouvelle fois enveloppé d’un épais nuage porté par le vent, nous savions que nous ne verrions rien et que nous ferions une grande partie de la randonnée dans la brume.
Nous avons donc décidé de louer une voiture afin de visiter l’île à notre rythme, comptez une centaine d’euros pour une journée.
Nous avons commencé par Capelinhos, un lieu incontournable de l’île, avec son volcan et ses paysages lunaires faits de cendres noires.
Sur la route, nous avons fait un rapide arrêt au Morro Castelo Branco, qui offre un beau point de vue sur la côte et l’océan.
Arrivés à Capelinhos, nous sommes immédiatement montés sur la crête pour profiter de la vue, vraiment magnifique et impressionnante. Le contraste entre la mer, la roche sombre et l’étendue désertique formée par la dernière éruption est saisissant. Nous avons suivi le sentier sur environ 800 mètres, avant de redescendre vers le phare et le musée.
C’est un endroit que nous avons vraiment adoré. On a bien fait de prendre le temps de le découvrir, de marcher un peu et de s’imprégner de l’ambiance. Un moment fort de notre séjour sur Faial, entre nature brute et histoire géologique fascinante.
Pour information, malgré l’affluence touristique, il n’y a aucun restaurant sur place, à part un petit snack à l’entrée du musée.
L’entrée au musée coûtait 10 € par personne. Intéressant, mais un peu cher… Comme nous n’avions pas pu visiter celui de São Miguel, nous tenions absolument à voir celui-ci.
Avant de partir, nous sommes rapidement montés au sommet du phare (accès inclus avec le billet du musée) puis avons visité les piscines naturelles alentour. Un vrai spectacle : le contraste entre la roche volcanique noire, le bleu profond de l’océan et les bassins d’algues vertes était saisissant.
Nous avons fait le tour de l’île en nous arrêtant à plusieurs belvédères avant de revenir sur Horta, où nous avons dégusté une glace en nous baladant sur les quais et admiré les nombreux dessins et fresques peintes sur les murs.
Nous espérions que la caldeira sortirait du nuage en fin de journée, mais cela n’a pas été le cas. Vers 18h, nous avons tenté une visite un peu inespérée. La caldeira était encore enveloppée dans le nuage, avec beaucoup de vent et un froid vif. Nous avons patienté une vingtaine de minutes et avons eu la chance de voir pendant quelques secondes le fond de la caldeira.
Pour finir la journée, nous avons pris un verre et dîné au Peter’s Sport Café, un lieu très réputé avec une décoration atypique. Ils servent de très bons cocktails, et le repas nous a globalement satisfaits.
Pour les amateurs de plage et baignade, voici quelques suggestions :
- Praia de Almoxarife et Praia da Conceição, plages de sable noir. Nous ne nous y sommes pas rendus car le temps n’était pas favorable.
- Piscines naturelles : Lajinha, Capelinhos et Porto de Eira.
Nos conseils pour préparer votre voyage aux Açores
Quelle est la meilleure période pour partir ?
Les Açores bénéficient d’un climat océanique doux toute l’année, mais la période idéale pour randonner s’étend de mai à septembre. L’été (juin à août) est la saison la plus agréable : les températures sont douces (entre 20 et 26°C), les journées sont longues, la flore est luxuriante, et les conditions en mer sont favorables pour observer les cétacés. Mai et septembre sont parfaits pour éviter l’affluence tout en profitant de paysages verdoyants et d’une météo encore clémente.
Que mettre dans sa valise pour un trek dans les Açores ?
Le climat peut être changeant, même en été. Voici quelques essentiels à ne pas oublier :
- Chaussures de randonnée imperméables (sentiers souvent humides),
- Veste coupe-vent et imperméable (la pluie peut arriver soudainement),
- Vêtements en couches (pour s’adapter facilement aux variations de température),
- Maillot de bain (pour les baignades dans les piscines naturelles volcaniques),
- Protection solaire (chapeau, lunettes, crème),
- Petits sacs étanches ou pochettes zippées (très utiles contre l’humidité ou pour la balade en mer !).
Une liste complète est fourni par Allibert Trekking.
Infos pratiques : vols, météo, équipement
Depuis la France, il est possible de rejoindre les Açores via Lisbonne ou Porto avec des vols réguliers vers Ponta Delgada (São Miguel) ou Horta (Faial). Le climat reste doux mais très humide et variable : on peut passer d’un ciel bleu à une brume dense en quelques minutes, surtout en altitude.
Concernant l’équipement, Allibert Trekking fournit une fiche technique complète avec toutes les recommandations pour le séjour. Il est conseillé d’avoir un petit sac à dos pour la journée et une valise ou sac souple pour les affaires principales.
Conclusion : une immersion inoubliable dans les îles centrales des Açores
Ce séjour de 7 jours aux Açores entre Pico, São Jorge et Faial nous a offert un concentré de nature brute, de volcans majestueux, de rencontres locales et de panoramas spectaculaires. Grâce à l’encadrement d’Allibert Trekking, nous avons pu profiter pleinement de chaque île sans nous soucier de la logistique.
Chaque île possède sa propre personnalité : Pico, avec son volcan mythique et ses vignobles classés à l’UNESCO ; São Jorge, sauvage et escarpée, bordée de fajas secrètes ; Faial, plus douce, marquée par son histoire volcanique récente.
Un voyage idéal pour les amoureux de randonnée, de nature et de grands espaces. Et si vous souhaitez explorer encore plus, l’option 10 jours incluant São Miguel promet un tour d’horizon complet des Açores.
Budget pour 7 jours aux Açores en liberté avec Allibert Trekking
8 jours à partir de 855€
Le prix comprend :
— L’hébergement selon l’option choisie et la saison.
— Les petits déjeuners.
— Les transferts privés entre l’aéroport, les ports et les différents hébergements sur chaque île.
— Les transferts maritimes prévus au programme.
— Sur les îles de Faial et de São Jorge : l’ensemble des transferts nécessaires pour réaliser les randonnées.
— La sortie en mer d’observation des cétacés.
— Les documents de voyages (un exemplaire pour deux à quatre personnes).
— L’assistant de voyage « Mon Roadbook » via l’application mobile.
— En cas d’urgence, un service téléphonique 24h/24 et 7j/7 en français.
Le prix ne comprend pas :
— Le vol international aller-retour (Allibert Trekking peut vous réserver les vols, les consulter).
— L’assurance annulation/interruption de séjour/perte de bagages et l’assistance.
— Pour toute inscription à moins de 15 jours du départ, les frais de traitement prioritaire du dossier.
— Tout ce qui n’est pas indiqué sous la rubrique “Le prix comprend”.
Vos dépenses sur place
— Les repas + boissons : 15 à 20 € par personne/repas (repas “normaux”).
— La taxe de séjour de 2€ par personne et par jour à régler (aux hébergements concernés).
— Les transports en taxi pour les randonnées optionnelles à Pico.
— Les droits d’entrées et visites optionnelles.
— Les boissons.
— Les pourboires.


